Cette page concerne l'année 1898 (MDCCCXCVIII en chiffres romains) du calendrier grégorien.
Chronologies
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Le monde en 1898 et ses obédiences coloniales, l’année même où l’incident de Fachoda crispe à l’extrême les logiques impériales, les enjeux invoquant la suprématie sur le continent africain.
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Événements

Afrique

Carte de l'Afrique en 1898
  • 17 mars : le syrien sunnite Rashid Rida fonde en Égypte la revue politique et littéraire al-Manar (Le Phare)[3], qui dans la lignée de la Salafiyyah, plaide pour un relèvement de la société arabe par les valeurs de l’Islam. Il propose l’établissement d’un Califat à La Mecque.
10 juillet-4 novembre : crise de Fachoda. Itinéraire de la mission Marchand.
  • 10 juillet : début de l'affaire de Fachoda, tensions franco-britanniques sur le Soudan (juillet-novembre). les Français de la mission Marchand arrivent à Fachoda sur le Nil Blanc[9]. L’expédition française illustre les méthodes de colonisations qui prévalent au Soudan central : cette unité d’une centaine d’homme vivant sur le pays est destinée non pas à réaliser l’occupation effective, mais à installer un réseau de petites garnisons capables de garantir les territoires de la convoitise britanniques.
    • La crise de Fachoda renforce l’antagonisme franco-britannique en Égypte. La France entrave l’action de Londres en faisant passer sous sa protection consulaire de nombreux responsables nationalistes par le système des capitulations.
  • 19 juillet : échec de la révolte de l’ethnie des Héhé, dirigée par le chef Mkwawa (en) contre la « pacification » allemande (Zambie). Mkwawa bat à deux reprises les colons, mais ceux-ci finissent par prendre la capitale Kalenga en 1894 et Mkwawa se suicide avant d'être pris le 19 juillet 1898[10]. Dans la région de Bagamoyo, les soulèvements de Gogo et des Chaga sont réprimés de la même façon par les troupes allemandes.
  • 22 juillet : Djibouti devient une colonie française et prend le nom de « Côte française des Somalis »[11].
  • 26 juillet : Édouard Laferrière est nommé gouverneur général de l’Algérie (fin en 1900)[12].
  • 25 août : Laferrière obtient du gouvernement français les décrets qui sont en quelque sorte une Constitution de l’Algérie : création des délégations financières, réorganisation du Conseil supérieur, accroissement de l’autonomie économique et sociale[12].