André Comte-Sponville
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André Comte-Sponville au Salon du livre de Paris 2014.
Biographie
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Nationalité
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Directeur de thèse
Influencé par
Distinctions
Œuvres principales
Petit traité des grandes vertus
Dictionnaire philosophique
Le capitalisme est-il moral ?
L'Esprit de l'athéisme

André Comte-Sponville, né le à Paris, est un philosophe français. Il fut membre du Comité consultatif national d'éthique de 2008 à 2016.

Biographie

André Comte-Sponville a une enfance « plutôt malheureuse [...] entre une mère dépressive et un père autoritaire ». Il raconte :

« Je me suis découvert peu doué pour la vie, peu porté au bonheur, davantage doué pour l’angoisse, la mélancolie : raison pour laquelle j’ai [eu] besoin de philosopher[1]. »

Élevé dans une famille chrétienne, il devient athée à 18 ans, tout en gardant vis-à-vis de cette religion un « sentiment de gratitude »[2]. Il quitte la Jeunesse étudiante chrétienne et adhère au Parti communiste français dans lequel il restera dix ans ; comme d'autres de sa génération il est alors marxiste, d'obédience althussérienne, étant profondément marqué par les ouvrages d'Althusser duquel il dira : « il était mon maître, et l'est resté »[3],[4].

Ancien élève de l'École normale supérieure de Paris (promotion 1972 Lettres), institution où il a été l'élève et l'ami de Louis Althusser[5], et agrégé de philosophie en 1975, il soutient en 1983 une thèse de doctorat intitulée « Éléments pour une sagesse matérialiste » à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. C'est Marcel Conche qui est son directeur de thèse[6].

À sa sortie de Normale Sup', il enseigne une année la philosophie au lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), puis deux ans au lycée de Landrecies (Nord), deux ans au lycée Joseph Fourier d'Auxerre (Yonne), enfin trois ans à l'École normale d'instituteurs de Melun (Seine-et-Marne).

Il est ensuite pendant quatorze ans assistant puis maître de conférences à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne[7]. Il y enseigne jusqu'en 1998, date à partir de laquelle il se consacre exclusivement à l'écriture et aux conférences qu'il donne en dehors de l'université.

Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité[8], et déclare en 2007 : « La liberté de choix est une valeur plus haute que la vie[9]. » Il est docteur honoris causa de l'université de Mons-Hainaut, en Belgique. Il est membre du Comité consultatif national d'éthique de mars 2008 à mars 2016[10].

Famille et vie privée

En 2012, il confie :

« En quarante ans de vie adulte, je n’ai vécu célibataire qu’un an. Je crois à l’amour conjugal. Ce que je partage avec ma femme depuis vingt-quatre ans est ce que j’ai pu vivre de meilleur[11]. »

Il pratique la méditation assise et silencieuse en tant qu'exercice « indissociablement corporel et spirituel »[12].

Dans L’Inconsolable et autres impromptus paru en 2018 et qui se compose de 12 articles, Comte-Sponville traite plusieurs sujets de façon intimiste : ce qu'il y a d’inconsolable dans la condition humaine, mais aussi la joie de vivre, l'ennui, Beethoven, Jules Laforgue, Louis Althusser, le droits des animaux, la solitude, le sort des chrétiens dans le monde, ainsi qu'un résumé de sa « métaphysique athée »[13],[14]. Le philosophe y aborde notamment son expérience de la perte de son premier enfant, une petite fille emportée à six semaines par une méningite foudroyante. Il indique dans une entrevue au sujet de son livre :

« Je voulais sortir de l'érudition : pour toucher le lecteur de manière plus profonde, être plus vrai. Quand on parle de sagesse les gens vous fantasment comme un sage, ce que je ne suis pas ! Je voulais philosopher sur ce que je suis vraiment, dire la vérité... en m’éloignant de la technique...[15] »

Prix