Courrier international
Image illustrative de l’article Courrier international

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Format Berlinois
Genre Généraliste
Prix au numéro 4,50 euros (2018)
Diffusion 179 706 ex. (2017)
Date de fondation 1989 (il y a 30 ans)
Éditeur Courrier International SA
Ville d’édition Paris

Propriétaire groupe Le Monde
Directeur de publication Arnaud Aubron
Directeur de la rédaction Éric Chol
ISSN 1154-516X
Site web courrierinternational.com

Courrier international est un hebdomadaire français d'information fondé en 1989 et paraissant le jeudi. Il est constitué principalement de traductions d'articles publiés dans la presse non française. En 2015, il est vendu en France à plus de 167 000 exemplaires. « Le regard des autres » est sa principale ligne directrice, qui retrace aussi bien les évènements politiques que culturels. Sa restitution de l'actualité se fait sous le mode du « ce dont on parle » (l'instantané et la longue durée) autant que la recherche thématique sur des thèmes importants d'« arrière plan » (politique sociétale, « ressenti » des moyens techniques mis en œuvre, expression de l'art, expression de l'histoire immédiate et longue).

Histoire

Fondation et numéros zéro

Courrier international est conçu à l'automne 1987 par Jean-Michel Boissier, Hervé Lavergne, Maurice Ronai et Jacques Rosselin[1]. Il finit par voir le jour le , un an après la chute du mur de Berlin[2]. Cette parution est rendue possible grâce à deux investisseurs, Pierre Bergé et Guy de Wouters, de la Société générale de Belgique[1] qui investissent chacun 5 millions de francs[3]. Entretemps, deux numéros zéro ont été imprimés. Le premier, de très grand format[3], en , photocopié en quelques exemplaires, sert de base à une présentation à 300 personnes, famille et amis, début 1988 à la Maison de l'Amérique latine. Elle permet de recueillir un premier financement grâce à la méthode dite de « l'agenda multiplicateur », racontent Maurice Ronai et Jacques Rosselin, une sorte de financement participatif avant l'heure. Christian Marchandise, fondateur et dirigeant de Télémarket et Jean-François Lemoine, patron du quotidien Sud Ouest font partie des donateurs[3]. L'argent collecté (environ 300 000 francs[3]) est utilisé pour réaliser un second numéro zéro[3], tiré à quelques centaines d'exemplaires le , pour réaliser une étude de marché avec Ipsos[3] et pour réaliser des dossiers de prospection. Plusieurs des membres de l'équipe du journal participeront à la réalisation du numéro zéro, dans les locaux de la société Intellexis, rue Bréguet à Paris. Près d'une centaine d'investisseurs potentiels sont rencontrés entre et mais sans succès. On retrouve parmi eux, l'ensemble des groupes de presse français. Les deux premiers actionnaires de Courrier international sont contactés pour la première fois en , grâce à Eric Ghebali[3]. Il est alors secrétaire général de SOS Racisme et proche de Pierre Bergé. C'est par le truchement de Tony Dreyfus, avec qui il est également en contact, que les fondateurs entrent en contact avec Hervé de Carmoy, président de la Société générale de Belgique, qui les met aussitôt en contact avec Guy de Wouters.

Débuts

L'hebdomadaire se vend à 30 000 exemplaires à son premier numéro [4] et atteint les 135 413 exemplaires en 2001 puis 176 084 en 2004-2005[4]. C'est donc surtout grâce à un plan mis au point par Hervé Lavergne[réf. souhaitée] qu'il va connaître un succès progressif et croissant, surfant sur une actualité internationale très dense, notamment la première guerre du Golfe qui éclate le 17 janvier 1991 et les événements en Russie. Ainsi, les numéros publiés pendant la guerre du Golfe, qui démarre en , et qui traduisent des journaux arabes interdits en France[1], connaissent un grand succès médiatique. Ce sont ces grands événements internationaux qui mettront en évidence l'intérêt du concept : le Putsch de Moscou décrit par les journalistes russes, les élections en Algérie vues par la presse arabe, le Référendum français sur le traité de Maastricht vu par la presse européenne… Courrier international est le premier journal français à faire sa couverture sur Bill Clinton en 1991, alors inconnu en France[3], anticipant sur sa victoire aux primaires grâce à un article du New Republic.

Mise en place et rachat

La publication est dirigée, jusqu'à fin 1994, par Jacques Rosselin, un de ses quatre fondateurs. Il est licencié par Bernard Wouts, pour un désaccord sur la nomination du rédacteur en chef et sur la stratégie, moins d'un an après qu'il eut été racheté par le groupe Générale Occidentale, une filiale d'Alcatel. Cette dernière possédait notamment L'Express et Le Point. Le rachat est conclu en pour la somme de 83 millions de francs alors que le titre n'est pas encore à l'équilibre. Il ne l'atteint qu'en 1999. Courrier international est ensuite racheté par Vivendi, dans le lot de L'Express.

Le groupe Le Monde rachète le Courrier international en 2001[5]. Bernard Wouts, alors patron du Monde, n'avait pas initialement répondu favorablement aux sollicitations des fondateurs, venus lui rendre visite en 1989. Il a fini par en devenir le patron, via la Générale Occidentale qu'il dirigeait, en 1994. Puis il est dirigé par Philippe Thureau-Dangin, recruté au journal en 1993 par Olivier Postel-Vinay, alors rédacteur en chef. De nombreux salariés de l'équipe d'origine sont encore là, la palme de l'ancienneté revenant à Hidenobu Suzuki (qui a quitté le journal en 2010) et Kazuhiko Yatabe, qui ont participé à la production du numéro zéro de .

Vingt ans

Le , à l'occasion de ses vingt ans, Courrier international fait peau neuve avec un nouveau logo et une maquette renouvelée[2]. Ce lancement s'accompagne d'une campagne de communication où l'on retrouve sur les visuels deux avions circulant, sans les percuter, au-dessus des deux tours raccourcies du World Trade Center à New York. Cette image, qui illustre le nouveau slogan du magazine, « Learn to anticipate » (« Apprendre pour anticiper »), suscite de nombreuses réactions négatives aux États-Unis[6].

Le , Courrier international lance une nouvelle formule avec des unes plus fortes, une maquette plus rythmée et une présence accrue sur le Web[7].

En , la direction du journal annonce un plan de licenciements d'un tiers de l'effectif (une vingtaine de personnes)[8], ce qui déclenche un mouvement de grève de la rédaction, fait unique dans l'histoire du journal.

Vingt-cinq ans

Le , Arnaud Aubron devient directeur de la publication et président du directoire [9]. En 2014, Courrier international devient le magazine français comptant le plus d'abonnés pur numériques, avec 8417 abonnés.

Le , un nouveau site web, conçu en tant que site web adaptatif, est mis en ligne[10],[11],[12]. Il accorde plus de place à l'actualité et voit la mise en ligne de quatre chaînes thématiques : Enquêtes, Voyages, Sciences et Histoire.

Le 26 novembre 2015, Courrier international fête ses 25 ans au Trabendo[13], en présence de deux de ses quatre fondateurs, avec à l'affiche le Libanais Bachar Mar-Khalifé, Acid Arab et le Mellotron. 600 personnes assistent à l'événement.

Identité visuelle

Logos

Slogans

En , le slogan de l'hebdomadaire est « Apprenez à anticiper »[6]. Il devient, depuis « Un autre regard sur l'actualité ».

Actualité

En , le journal offre en exclusivité à ses lecteurs, le nouvel album de Prince, 20Ten[14]. C'est une première en France pour l'industrie de la musique.

Direction

Président du directoire