Pseudocerastes urarachnoides est une espèce de serpents de la famille des Viperidae[1].

Noms vernaculaires

Dans le monde francophone, Pseudocerastes urarachnoides est aussi identifié sous le nom vernaculaire de Vipère à queue d'araignée[2],[3]. Dans le monde anglophone, il est connu sous les noms communs Iranian Spider-tailed viper (litt. : « vipère d'Iran à queue en forme d'araignée ») et Spider-tailed horned viper (litt. : « vipère cornue à queue en forme d'araignée »)[3],[4].

Étymologie

Le nom d'espèce de Pseudocerastes urarachnoides : « urarachnoides », du grec ancien οὐρά, oura, « queue », ἀράχνη, arakhnê, « araignée », et du suffixe -ίδης, -idès, « qui ressemble à », lui a été donné en référence aux appendices que présente sa queue[3].

Description

Scène de capture d'une proie par une Vipère à queue d'araignée.

L'holotype de Pseudocerastes urarachnoides, une femelle adulte, mesure 531 mm dont 55 mm pour la queue[5]. Celle-ci présente des appendices dont la forme évoque, au moins pour un œil humain, un arthropode accroché à sa pointe — l'épithète spécifique du nom de l'espèce « urarachnoides » signifie littéralement « comme une queue d'araignée »[3] — ; il s'agit d'un leurre, comme il s'en rencontre chez plusieurs espèces de serpents (ex. : Serpent à sonnette), permettant au reptile d'attirer de petites proies comme des oiseaux ou des musaraignes[6],[2].

Découverte en 1968[7],[8], l'espèce n'est appréhendée comme telle qu'après la collecte d'un deuxième spécimen en 2003[8], puis décrite en 2006[4],[9], la fonction de leurre de son appendice caudal n'est établie qu'en 2015, grâce à l'observation, par une équipe de chercheurs iraniens, de la capture d'un oiseau par un spécimen de Vipère à queue d'araignée, camouflé dans son milieu naturel[10],[2]. Le serpent à l'affût d'une future proie, exhibe le bout de sa queue, formé d'une excroissance tissulaire d'où des écailles effilées se déploient, donnant l'illusion d'une mygale[10],[4] ou d'un Solifuge, tels que ceux qui habitent le même espace naturel que Pseudocerastes urarachnoides[8]. Pseudocerastes urarachnoides est un serpent venimeux[11].

Répartition

Aire de répartition de l'espèce Pseudocerastes urarachnoides selon l'UICN (consulté le ).

Pseudocerastes urarachnoides est une espèce de serpents endémique d'Iran. Il se rencontre dans les provinces d'Ilam et de Kermanshah[1]. Les spécimens observés depuis sa découverte, en 1968[7], peuplent les monts Zagros, une chaîne de montagnes de l'Ouest de l'Iran[3]. Sa zone de répartition est située entre celles des deux autres espèces du genre Pseudocerastes présentes au Moyen-Orient : Pseudocerastes fieldi (Nord-Ouest du Moyen-Orient) et Pseudocerastes persicus (Est du Moyen-Orient)[9].

Notes et références

  1. a et b Reptarium Reptile Database, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. a b et c Pierre Auchapt, « Cette vipère cache une arme étonnante pour piéger ses proies » [vidéo], Gentside, (consulté le 14 février 2019).
  3. a b c d et e (en) Mark O'Shea, The Book of Snakes : A Life-Size Guide to Six Hundred Species from around the World [« Le livre des serpents : un guide répertoriant 600 espèces du monde entier »], Chicago, University of Chicago Press, , 656 p. (ISBN 9780226459394, OCLC 1028896485), p. 637.
  4. a b et c (en) Donald L J Quicke, Mimicry, crypsis, masquerade and other adaptive resemblances [« Mimétisme, camouflage et ressemblances adaptatives »], Hoboken, Wiley-Blackwell, , 557 p. (ISBN 9781118931523, OCLC 1000297193), « Caudal (and tongie) lures in reptiles ».
  5. Bostanchi et al. 2006, p. 446-447.
  6. Bostanchi et al. 2006, p. 448-449.
  7. a et b Bostanchi et al. 2006, p. 443.
  8. a b et c (en) John C. Murphy, Secrets of the Snake Charmer : Snakes in the 21st Century [« Les secrets du charmeur de serpents : les serpents aux XXIe siècle »], Bloomington, iUniverse, , 400 p. (ISBN 9781450221269 et 1450221262, OCLC 758743624), p. 181-182.
  9. a et b (en) Stephen P Mackessy (dir.), Adrian Quijada-Mascareñas et Wolfgang Wüster, Handbook of Venoms and Toxins of Reptiles [« Guide des vénins et toxines de reptiles »], CRC Press, , 528 p. (ISBN 9781420008661, OCLC 992562124), p. 49.
  10. a et b (en) James Owen, « This Snake Pretends to Be a Spider—and Catches a Bird », National Geographic News, (consulté le 14 février 2019).
  11. Bostanchi et al. 2006, p. 449.

Publication originale

Original: Original:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pseudocerastes_urarachnoides